Nouvelle stratégie nationale pour les cervidés : qu’est-ce que cela change vraiment pour les propriétaires et les chasseurs ?
Landbruksdirektoratet (l’Agence norvégienne de l’agriculture) et Miljødirektoratet (l’Agence norvégienne de l’environnement) ont publié une nouvelle stratégie nationale de gestion des cervidés pour la période 2026-2030.
Les documents stratégiques ont souvent l’air arides. Celui-ci est plus concret qu’il n’y paraît.
Il concerne tous ceux qui détiennent un droit de chasse, chassent le cerf élaphe, l’élan ou le chevreuil, ou s’intéressent à l’usage qui sera fait demain des espaces naturels norvégiens.
En résumé, c’est simple : la gestion des cervidés doit devenir plus globale, mieux fondée sur les connaissances et reposer davantage sur une coopération qui dépasse les limites.
C’est une bonne chose. Les animaux ne se soucient pas des limites communales. Le territoire non plus.
La stratégie ne se limite pas aux effectifs
Bien des débats sur les cervidés se résument vite à des chiffres.
Combien d’animaux y a-t-il ? Combien faut-il en prélever ? La population est-elle trop forte ou trop faible ?
Ce sont des questions importantes. Mais la stratégie vise plus large : le lien entre les cervidés et l’agriculture, la sylviculture, la sécurité routière, la culture de la chasse, la santé de la faune et l’économie locale.
C’est là que cela devient intéressant.
Car les cervidés ne sont pas seulement une population à réguler. Ils sont aussi une ressource. Une partie de la nature. Une partie des communautés locales. Et pour beaucoup de propriétaires, ils représentent une valeur qui pourrait être bien mieux gérée qu’aujourd’hui.
Cinq axes reviennent tout au long du texte
La stratégie retient en particulier cinq priorités :
- la gestion au-delà des limites administratives
- les conflits d’usage des terres
- la santé de la faune
- l’avenir de la pratique de la chasse
- les cervidés comme ressource économique
Le premier point est peut-être le plus évident.
L’élan, le cerf élaphe et le chevreuil se déplacent en fonction de l’habitat, de la nourriture, de la météo, des abris et du relief, pas en fonction des lignes tracées sur une carte. La gestion doit donc être mieux coordonnée entre parcelles, communes et comtés.
Cela ne veut pas dire centraliser toutes les décisions. Mais cela veut dire que de petites décisions isolées ne suffisent souvent pas.
Le rôle des propriétaires prend de l’importance
Si l’on veut bien gérer les cervidés, les propriétaires doivent faire partie de l’équation.
Les propriétaires sont proches du terrain. Ils connaissent la forêt, les champs, les couloirs de migration et les conflits. Ils voient où passent les animaux. Ils savent où se produisent les dégâts d’abroutissement. Ils savent aussi où la chasse peut réellement se pratiquer de façon sûre et responsable.
Il est donc encourageant que la stratégie insiste sur la coopération entre les autorités, les propriétaires et les chasseurs.
Mais la coopération demande de l’organisation.
Les accords verbaux, les vieilles habitudes et quelques messages échangés ne suffisent pas toujours. Si l’on veut bien utiliser le droit de chasse, il faut savoir clairement ce qui est proposé, qui peut chasser, quelles règles s’appliquent et comment le propriétaire garde la main.
Les cervidés comme ressource économique, un point clé
L’un des éléments les plus intéressants de la stratégie est la place donnée aux cervidés comme ressource économique.
Il y a là beaucoup de valeur inexploitée.
Non pas parce que toute chasse devrait devenir chère et exclusive : ce n’est pas le propos. Le propos, c’est qu’en bien des endroits le droit de chasse est géré de façon trop manuelle, tarifé trop au hasard, ou sous-utilisé.
Pour certains propriétaires, cela veut dire des territoires qui restent inutilisés. Pour d’autres, la chasse est louée, mais avec plus d’administratif que nécessaire. Et pour les chasseurs, cela veut souvent dire que les bonnes occasions sont difficiles à trouver.
C’est un mauvais résultat pour les deux parties.
Une bonne organisation peut offrir des formules de chasse plus simples, un meilleur contrôle pour les propriétaires et un accès plus facile pour les chasseurs sérieux.
Les chasseurs ont aussi davantage de responsabilités
La stratégie aborde également l’avenir de la pratique de la chasse.
Il ne s’agit pas seulement de remplir des quotas. Il s’agit de la façon dont la chasse se pratique, de sa légitimité et du type de population qui reste après la saison.
Ce dernier point compte. Bien chasser ne se résume pas au nombre d’animaux prélevés. C’est aussi une question de structure d’âge, de sex-ratio, de condition physique, de calendrier et de compréhension du territoire. Un chasseur qui saisit l’ensemble a plus de valeur pour un propriétaire que celui qui se contente de venir et de demander ce qu’il peut tirer.
C’est pourquoi de bonnes relations entre propriétaires et chasseurs compteront de plus en plus à l’avenir.
Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
Pour les propriétaires, la stratégie signifie que le droit de chasse doit être vu comme une ressource qui peut être mieux organisée.
Pas forcément plus compliquée. Plus simple, idéalement. Simplement mieux ordonnée.
Cela veut dire :
- une idée plus claire de ce qui peut réellement être proposé
- des conditions bien définies pour les chasseurs
- une communication plus simple
- une meilleure vue d’ensemble de qui chasse où
- une plus grande capacité à créer de la valeur locale à partir du territoire
Pour les chasseurs, cela signifie que le sérieux, la compréhension et le respect du territoire deviennent encore plus importants.
Ce n’est pas une mauvaise évolution. C’est ainsi que la chasse conserve son acceptabilité sociale.
Ce n’est qu’un début
La stratégie n’est pas une solution clé en main. C’est une orientation.
Le vrai travail se fait sur le terrain : dans les communes, dans les unités de gestion (vald), sur chaque parcelle, dans les équipes de chasse et entre les personnes qui utilisent réellement le territoire.
Mais l’orientation est la bonne.
Plus de connaissances. Plus de coopération. Une vision plus globale. Plus de création de valeur locale.
C’est exactement la direction que doit prendre la chasse norvégienne.
Chez Hunta, nous construisons pour cette réalité : une façon plus simple et mieux organisée pour les propriétaires de mettre en valeur leurs offres de chasse, de trouver les bons chasseurs et de garder le contrôle.
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